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Mémorial aux victimes de Rosporden

Détails

  • Nom
    Mémorial aux victimes de Rosporden
  • Lieu
    ROSPORDEN
  • Contribution
    BOUDOT Philippe
  • ID
    2660

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Memoriaux
Mémorial aux victimes de Rosporden
Mémorial aux victimes de Rosporden
Mémorial aux victimes des combats pour la Libérations de Rosporden.

Le 2 août 1944, le bataillon Mercier, caché depuis le 28 juillet 1944 dans la ferme de Kerodet en Coray (sa base est nommé « camp Delessart » en hommage à l'un des résistants fusillés à Kernabat-Quillien), reçoit par un message codé de la radio de Londres (« Le chapeau de Napoléon est-il toujours à Perros-Guirec ? ») l'ordre de prendre Rosporden. Les troupes américaines sont alors encore à Pontorson, à 280 km de là. La ville est libérée entre le 4 et le 6 août 1944 ; les combats commencent le 4 août 1944 et durent toute la journée, Robert Ricco parvenant à hisser le drapeau tricolore sur la mairie ; les résistants se retirent le soir, laissant les Allemands encore maîtres de la ville. Ceux-ci, ainsi que des Russes blancs qui étaient hébergés dans l'école Sainte-Thérèse, se livrent alors à des représailles à l'encontre de la population (vols, viols, trente deux maisons incendiées). Environ vingt cinq personnes, presque toutes du quartier du Pont Biais, sont prises comme otages et conduites à Quimperlé ; parmi elles se trouvait le maire de Tourch, René Le Roy. Le train qui les conduisait de Quimperlé à Lorient est bombardé le 7 août 1945 à Quéven (Morbihan) et les otages tentent alors de s'enfuir ; neuf d'entre eux sont tués : Marguerite Caugant (née Le Naour), Vincent Baudic, Jean Bernard, Jean Flaouter, Jean Hémery, Antoine Hénaff, Jean Le Menn, Albert Pirlo, Jean-Marie Porhiel.

L'insurrection recommence le 5 août 1944 à 5 heures du matin. Un train de l'organisation Todt stationnait cette nuit-là au Pont Biais (à proximité immédiate de la gare de Rosporden), et les Allemands qui s'y trouvaient renforcèrent la résistance allemande. Un groupe de résistants FTP, dirigé par Jean Goarant, dit « Perrochet », est accroché le 5 août 1944 par les Allemands au Poteau Vert, sur la route de Rosporden à Concarneau : les combats font quatre tués parmi les résistants (Jean Goarant, 41 ans ; Yves Hervé, 31 ans ; Jacques Quénéhervé, 2 ans ; Jean Le Quilliec, 23 ans). Les résistants attaquent la kommandantur locale, qui était implantée dans la maison de l'usinier Caugant. L'entrée officielle du bataillon Mercier dans Rosporden libérée fut fêtée dès le 5 août en début d'après-midi.

Le 6 août 1944, des troupes allemandes venant de Brest et cherchant à se replier en direction de la Loire sont arrêtées à l'entrée ouest de Rosporden à Dioulan par la section du lieutenant Gérard de Carville, blessé à mort lors des combats pendant lesquels René Daouphars, un résistant venu de Guiscriff, est également tué, ainsi que Jean Clech'mine, de Kernével. Ces Allemands sont contraints de faire demi-tour et vont se réfugier à Concarneau. Les Allemands ont en tout vingt trois camions hors d'usage et environ trois cents tués et blessés ; neuf camions sont récupérés par les résistants.

Les autres résistants tués pendant les combats pour la libération de Rosporden sont Jean Le Guiban le 5 août 1944 et Pierre Le Naour, de Rosporden ; Auguste Robic, de Melgven.

Le 7 août 1944, un groupe de résistants du mouvement Vengeance attaque des soldats allemands à Kernaoulan en Nizon et cherche à empêcher une éventuelle attaque allemande à partir des cantonnements allemands du Fresq et de Kerguirizit en Melgven : Yves Trichard est tué ce jour-là par une balle explosive allemande à Croissant-Bouillet.

Rosporden fut le théâtre de crimes de guerre commis par les Allemands, mais également par des Rospordinois : quelques jours après la libération de la ville, en représailles contre les atrocités commises par les troupes allemandes et russes blanches, des responsables locaux de la Résistance se firent remettre des soldats allemands faits prisonniers à Riec-sur-Bélon et totalement étrangers à ces exactions [source insuffisante]. Un soldat fut fusillé sans jugement dans chaque maison brûlée, le plus jeune d'entre eux n'avait pas 18 ans. Les corps laissés à l'abandon furent récupérés par l'armée américaine qui leur donna une sépulture décente. 

Deux résistants furent maires de Rosporden à la Libération : Albert Rivier (nommé président de la délégation spéciale le 10 août 194479), puis brièvement René Gall.

Le général de Gaulle vint à la Libération de la France à Rosporden, le 22 juillet 1945, durement touchée durant la Libération. Il s'arrêta également à la Croix-Lanveur (commune de Kernével à l'époque) où il fut salué par les autorités de la commune de Kernével et par la population du bourg et de ses alentours.
Source Wikipedia
Crédit photo et contribution Philippe Boudot.
 
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