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Détail : Mémorial National de la prison de Montluc

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Mémorial National de la prison de Montluc
Mémorial National de la prison de Montluc
La prison Montluc, située 4, rue Jeanne-Hachette dans le 3e arrondissement de Lyon, est une prison militaire construite en 1921 sur les glacis du fort Montluc. Elle est particulièrement célèbre pour son rôle de lieu de détention pendant la Seconde Guerre mondiale. Plus de 9 000 personnes parmi lesquelles Jean Moulin et Marc Bloch ont transité par ce lieu entre le 17 février 1943 et le 24 août 1944.
Après l'armistice du 22 juin 1940, le vote des pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain et la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940, le régime de Vichy se met en place et Montluc devient une de ses prisons de répression. Placée en zone libre, la prison Montluc demeure militaire, puisqu'une armée d'armistice est maintenue sur cette partie du territoire. Le tribunal militaire de Lyon, près lequel siège une section spéciale jusqu'en novembre 1942, juge et emprisonne à Montluc, en plus des militaires ou des insoumis, ceux qui s'engagèrent en résistance. Grâce aux nouvelles lois liberticides, outre les nombreux communistes, on y retrouve les premiers résistants, notamment gaullistes, ainsi que les membres de groupes de pensée interdits par le régime de Vichy. La prison se remplit peu à peu mais les conditions d'internement restent relativement acceptables.
Après l’invasion de la zone libre en novembre 1942, les Allemands convoitent rapidement la prison Montluc. Après une première réquisition d'une trentaine de cellules en janvier 1943, la prison est finalement entièrement réquisitionnée le 17 février 1943 et les autorités françaises sont évacuées. La prison devient alors une prison militaire allemande, progressivement gérée directement par Klaus Barbie.

Des milliers d’hommes et de femmes, des otages, des persécutés raciaux et des résistants, sont enfermés là, pour un temps plus ou moins long, dans des conditions de vie inhumaines, en attente de déportation ou de transfert. Composée à l'origine de 122 cellules individuelles, la prison entre progressivement avec l'arrivée des Allemands dans une période de surpopulation carcérale. Les cellules individuelles de 4 m2 contiennent jusqu'à huit détenus et on estime que de février 1943 au 24 août 1944, entre 9 000 et 10 000 détenus ont transité par la prison Montluc. Le capitaine Seive y a été détenu et à laissé un récit publié en 19455 comme témoignage.

Jean Moulin et ses compagnons y sont internés après l'arrestation de Caluire-et-Cuire le 21 juin 1943. Le 25 août 1943, alors qu'il est condamné à mort, André Devigny parvient à s'évader de la prison6 ; cet exploit rarissime inspira le film Un condamné à mort s'est échappé de Robert Bresson.

Le 6 avril 1944, les enfants d'Izieu sont emmenés à la prison Montluc avant d'être déportés vers Drancy puis vers les camps d'extermination.

Entre le 8 avril et le 21 août 1944, 669 internés de la prison Montluc sont exécutés dans 33 lieux différents7, dont 21 à Dagneux dans l'Ain, le 12 juin 19448 et 120 lors du massacre du fort de Côte-Lorette à Saint-Genis-Laval le 20 août 1944. Du 17 au 21 août 1944, 109 résistants et juifs de la prison Montluc en sont évacués sur ordre de Klaus Barbie. Ils sont massacrés sur l'aérodrome de Bron les 17, 18 et 21 août 1944.

La prison Montluc est libérée le 24 août 1944, notamment sous l'action d'Yves Farge.
Source Wikipedia
Crédit photo Lucie, administrateur du groupe "Seconde guerre mondiale".
 
Mémorial National de la prison de Montluc
Crédit Photo Lucie.
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